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Vue de la plage Vainahō et du Fort Collet, Taiohaè, Nukuhiva. René Gillotin, 1844.

Uē (traduction française)


Moetai a composé cette chanson à l’occasion de la mort de Lucien Roo Kimitete ; elle est aussi destinée à tous les amis qui disparaissent avec les années.

pleurs roo

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Les mots entre parenthèses viennent éclairer le lecteur sur la structure grammaticale de la phrase que l’artiste-poète a jugé bon construire à sa guise.

Ia ùtu te pahu, mana o te henua,

E uē to ù hōupo(i) te uē kāòha ia òe.

Noa atu (*) e mamae nei au,

Ia tihe i te ava i haaheiìa,

(e) mamaakau (au) i òmua.

 

E uē, e uē ananu nei au ia òe. x2

Me he manu (e) ona ona nei,

(e) ùmihi nei (i) to īa tauìa,

Òe, òe (io) ta mātou hinenaò,

(io) to mātou hōupo òe e tau ai.

 

E uē, e uē ananu nei au ia òe. x2

Ia ùtu te pahu, mana o te henua,

E uē to ù hōupo (i) te uē kāòha ia òe.

Noa atu e mamae nei au,

Ia tihe i te ava i haaheiìa,

E ùkina to ù uē ia òe.

 

E uē, e uē ananu nei au ia òe. x3

(Mea) koi oko te mate i te tooìa ia òe, ē to ù nei hoa ; ua pae tāua i tēnei.

(I) tēnei â, e vai nei te maakau o te tau â paotū ia òe.

Pehea atu à, ē to ù nei hoa, ua too te mate ia òe,

E vai ananu nei te kāòha ia òe ; a pae, a pae, to ù nei hoa, a pae, e àvei tāua …

Quand gronde le tambour, force tellurique,

Mon cœur te pleure d’un chagrin tragique.

En dépit de ma douleur,

Quand viendra l’heure dite,

Je me souviendrai d’autrefois.

 

Je te pleure, je n’arrête pas de te pleurer.

Comme l’oiseau qui volète

Pour retrouver sa branche,

Toi, c’est dans notre amour,

C’est dans notre cœur que tu viens te poser.

 

Je te pleure, je n’arrête pas de te pleurer.

Quand gronde le tambour, force tellurique,

Mon cœur te pleure d’un chagrin tragique.

En dépit de ma douleur,

Quand viendra l’heure dite,

Ce chagrin gémira pour toi.

 

Je pleure, je n’arrête pas de te pleurer.

La mort fut prompte à t’emporter mon ami,
 nous voici séparés.

Aujourd’hui, il ne me reste plus que le souvenir des jours passés avec toi.

Que dire de plus, mon ami, la mort t’a emporté,

Il ne me reste plus que ton amitié ; adieu mon ami, adieu, à bientôt…

(*) Noa atu est une locution conjonctive tahitienne employée ici à tort ; elle doit être remplacée par son équivalent marquisien e aha a.


Paroles originales de Moetai Huioutu,

Traduction de Jacques Iakopo Pelleau, avril 2015.

 

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