INFOS / MOU TEKAO HAKAÌTE

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Vue de la plage Vainahō et du Fort Collet, Taiohaè, Nukuhiva. René Gillotin, 1844.

Pākoko hakaìki (traduction française)

Écrit par

àtoimatapu


Jugé et reconnu coupable d'avoir organisé l’assassinat de cinq soldats français qui avaient enfreint un tapu, Pākoko, chef des vallées de Haavao, Hikoèi et Pākiu de Taiohaè à Nukuhiva est fusillé sur ses terres le 21 mars 1845. Moetai qui est un de ses descendants, chante ici ses derniers instants.

pakoko rohr copie

(Pākoko, dessin à l'encre. Don du capitaine Jean-Daniel Rohr, commandant des canonniers et ouvriers de Marine - Nukuhiva, 1842-1844.
Collection particulière Michel, Denis et Françoise Rohr)

PĀKOKO HAKAÌKI

Pākiu ē to ù ati ē, a pae !

Haavao ē to ù ati ē, a pae !

(Ua) mutu te henua o Tūhiva,

Tō tapuvae e taha ana,

Tō henua, tō pito i nanuìa,

(E) pohutu nei te mate ia òe.

Eia te toa e unu nei x3

Io to īa toto.

Pākoko hakaìki, ua mate, x3

Mate nui.

Ahe, he, kāòha à ! x2

Tini tini te vaimata i tahe

(i) tō tūìa i mua o te mate

E mata e mata ta òe i kohoà,

Kāòha tō ponatekao paona.

Eia te toa e unu nei x3

Io to īa toto.

Pākoko hakaìki, ua mate, x3

Mate nui.

Ahe, he, kāòha à ! x2

Tō kuhane hakaìki ua ona,

Ua ona, ua ona i Kiukiu,

Apuuìa mai e to Havaiki,

Apuuìa mai e to Havaiki.

Eia te toa e unu nei x3

Io to īa toto.

Pākoko hakaìki, ua mate, x3

Mate nui.

  Ahe, he, kāòha à ! x3                       

Pākiu, toi ma tribu, adieu !

Haavao, toi ma race, adieu !

La terre de Tūhiva s’est tue,

Tu t’avances pas à pas,

Sur ta terre, linceul de ton placenta,

La mort roule vers toi.

Voici le guerrier qui agonise

Dans son sang.

Le grand chef Pākoko est mort,

Bel et bien mort.

Hélas, quelle pitié !

Les larmes ont coulé par milliers

Quand tu t’es dressé devant la mort,

Tu voulais la regarder droit dans les yeux,

« Kāòha » fut ton dernier cri.

Voici le guerrier qui agonise

Dans son sang.

Le grand chef Pākoko est mort,

Bel et bien mort.

Hélas, quelle pitié !

Ton esprit royal s’est envolé,

Il s’est envolé vers Kiukiu,

Où le peuple de Havaiki va le chérir,

Où le peuple de Havaiki va le chérir.

Voici le guerrier qui agonise

Dans son sang.

Le grand chef Pākoko est mort,

Bel et bien mort.

Hélas, quelle pitié !

Petite remarque de vocabulaire concernant le titre de l'album « Te Hono » ; en tahitien, ce mot signifie « le lien », signification choisie par l'auteur. En marquisien, il signifie « le cri à l'unisson » poussé par un groupe, un peu comme « hip, hip, hourrah ». On voit ici l'influence pernicieuse du tahitien dont les Marquisiens eux-mêmes ne décèlent pas toujours la présence.

Traduction de Jacques Iakopo Pelleau, avril 2015.

 

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