INFOS / MOU TEKAO HAKAÌTE

       AUJOURD'HUI 10/09/2019, PLUS DE 12000 VISITEURS EN 6 MOIS !!! MERCI À TOUS !!! KOÙTAÙ NUI/VAIÈI NUI ÔTOU PAOTŪ !!!    (1- DE NOUVEAUX ARTICLES SONT PUBLIÉS CHAQUE SEMAINERETROUVEZ-LES DANS LEUR RUBRIQUE RESPECTIVE ! 2)- VOYEZ LA DERNIÈRE INTERVIEW DE JACQUES IAKOPO DANS LA RUBRIQUE "INTERVIEWS" !  À BIENTÔT ! ÒOA IHO !

Le site de partage de la langue marquisienne
Te tohua niu tavavā hou mea àva atu àva mai i te èo ènana
The new site for sharing the Marquesan language

Vue de la plage Vainahō et du Fort Collet, Taiohaè, Nukuhiva. René Gillotin, 1844.

Exprimer le doute à l’aide de quelques traductions de « peut-être »

doute1
Comme suite à l'article expliquant comment renoncer au mot tahitien « paha » afin d'exprimer le doute, voici de nouvelles structures visant au même but. On peut donc aussi traduire « peut-être »...

1)- En plaçant l’un des trois mots ou expressions suivants en début de phrase :

a)- « Maakau » : « Je pense (que oui, mais ce n’est pas sûr ) ».

« E hee òe i te koika oìoì ? ». « Maakau ».

« Vas-tu à la fête demain ? » « Peut-être ».

b)- tekateka :Tekateka e topa te ua i te pō.

Peut-être pleuvra-t-il cette nuit ?

c)- e oti : « E vāhi òe i ta ù èhi ? » « E oti ».

« Vas-tu casser mes cocos ? » « Peut-être ».


2)- À l’aide d’un mot ou d’une expression positionnés après le verbe :

a)- e haa : E tīmata e haa te hana i te hora e hitu.

Le travail commencera probablement à sept heures.

b)- haana : « U vivini haana te tōìki i ta ù tekao ? »

« Y a-t-il une chance pour que les enfants aient compris ce que j’ai dit ? »

c)- oti : «  U koakoa oti òe i ta òe hana ? »

« Es-tu au moins satisfait de ton travail ?

d)- Uanei :

*- E ìma tautini te nuiìa o te ènana kai » (St Mathieu 14, 21)

*- Le nombre de personnes qui purent manger s’élevait peut-être à 5000.


À la forme négative,
on obtient : Aè oti Tāporo e tihe mai i tēnei maratī. / Le Tāporo ne viendra peut-être pas ce mardi.

Remarques concernant « oti » 

a)- Dans un article précédent, nous avons vu que si un Marquisien ne veut pas répondre à une question, ou s’il n’en connait pas la réponse, il affectionne de répliquer par une autre question en  utilisant oti ou nehe.

« I hea to ù (i)hovare ? » «  I hea oti ? »

« Où est mon cheval ? » « Qu’en sais-je ? » ; littéralement : « Où peut-il bien être ? »

2)- Oti sert aussi à exprimer la coordination disjonctive, c'est-à-dire, la traduction de : soit…soit…/ ou bien … ou bien ; à la forme négative, pour traduire ni…, ni…, on utilise aè…mei …mei.

*- « U koakoa oti òe, ua pekē oti òe ? » / « Tu es content ou bien tu es fâché ? »

*- «  i tihe mai i te hoeìa vaka to Ùa Pou, mei to Ùa Huka, mei to Tahuata ». / « Les rameurs de Ùa Pou ne sont pas venus à la course de pirogues, ni ceux de Ùa Huka, ni ceux de Tahuata ».


Dans le premier cas où il s’agit d’une interrogation, nombreux sont les Marquisiens, surtout dans les îles du sud qui utilisent le mot tahitien « ānei » :

*- « E aha teà ànimara ? e peto ānei ? e potu ānei ? » / « Qu’est-ce que c’est que cet animal ? Un chien ? Un chat ? ». Puisque « oti » a le même sens, il vaut mieux l’utiliser au lieu du mot tahitien « ānei » : « E aha teà ànimara ? e peto oti ? e potu oti ? »

Ne mélangeons pas les langues ! Respectons l’authenticité de la langue marquisienne, te èo ènana/ènata !

Cliquer ici pour lire l'article en marquisien !

 

Rédigé par Jacques Iakopo Pelleau

 

Comments est propulsé par CComment