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Te tohua niu tavavā hou mea àva atu àva mai i te èo ènana
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Vue de la plage Vainahō et du Fort Collet, Taiohaè, Nukuhiva. René Gillotin, 1844.

LA GRAPHIE LIÉE DE L'ACADÉMIE MARQUISIENNE (Version condensée de février 2020)

Écrit par

âkakai académie

 

Graphie officielle de l’Académie marquisienne

Version simplifiée du 07/01/2020

Le 15 octobre 2001, un an après sa création, l’Académie marquisienne (Te Pū Tuhuka/Tuhuna èo ènana/ènata) fait le choix d’une graphie liée, inspirée de celle utilisée par les missionnaires catholiques du XIXème siècle, et prônée par le linguiste tahitien Turo Raapoto.

 

Cette graphie a été adoptée officiellement par :

*- Mgr Pascal Chang Soi, évêque du diocèse de te Fenuaènata de Taiohaè, le 16 septembre 2019 (correspondance, chants liturgiques, ordinaire de la messe)

*- Mme Aline Heitaa-Archier, inspectrice du premier degré de la circonscription des Marquises, le 25 février 2020 (tous documents administratifs et pédagogiques en usage aux Marquises). 

 

Avant-propos

La prononciation de la langue marquisienne est caractérisée par un allongement naturel de l’avant-dernière (= pénultième) syllabe de chaque mot pris individuellement.

Autrement dit, l’avant-dernière syllabe de chaque mot étant naturellement longue, il est inutile de marquer l’allongement de sa voyelle.

Exemples : au, hoe, kata, toitoi, vakavaka, …

En dehors de cet allongement naturel, la langue marquisienne dispose de trois signes modifiant la prononciation originelle des voyelles et donc, le plus souvent, la prononciation et l’intonation des mots.


I)- Les signes diacritiques : accent et autres signes permettant de différencier la prononciation des voyelle de la langue marquisienne

 

A) - L’occlusive glottale [‘] (encore appelée simplement « glottale »).

Elle est matérialisée par un accent grave appliqué à la voyelle (à, è, ì, ò, ù) ; elle se nomme tūkina èo, ce qui signifie que le son est « heurté » par un coup de glotte.

La voyelle est alors qualifiée de « heurtée/tūkina » plutôt que d’« accentuée », ce qui pourrait se référer à l’accentuation ou à l’intonation de la phrase ; la nommer « forte » opposée à « faible » ou « douce » serait tout aussi ambigu.

Cas des voyelles doubles :

1) - Contrairement à la graphie d’avant l’an 2000, désormais, lorsque deux voyelles identiques se suivent, on considère que la deuxième est naturellement heurtée ; il est donc inutile de marquer cette deuxième de la glottale. (Ha’a à haa) : haaènana, haapao, haaìte/hakakite, etc.

2) - De même, lorsque deux voyelles identiques heurtées se suivent, seule la première est marquée de la glottale : te ìi ; te ùu ≠ e uu ; te òo ≠ te oo.

3) - En cas de troisième voyelle identique, la glottale apparait sur la troisième : keeè, taaàu. Si quatre voyelles se suivent, on écrira conformément à l’exemple : vaièeèe

Remarque : Le suffixe ìa utilisé dans les îles du nord-ouest

*- est toujours appliqué au mot-base qui le précède sauf si celui-ci est suivi d’un modificateur de sens (adverbe), auquel cas, le suffixe se déplace après ce dernier, sans s’y accoler.

Exemple : U peàu pu ìa (prononcer : u peàupuìa), et non : u peàu ìa pu.

*- conserve toujours sa glottale, même si elle est accolée à un autre i : tutukiìa, et non tutukiia.

4) – Pour des raisons de simplification, la glottale n’est pas appliquée dans le cas de mots utilisés très fréquemment :

  a) – Les particules préverbales a, e, i, ia, oa et oi :

            Ex : A hakaòko ! Ia meitaì òe ! etc.

   b) – les prépositions i, ia, io :

            Ex : A tuku atu i te moni ia âtou !

   c) – Les indices de possession o et a ; le présentatif o :

  Ex : Te hāmani a Pua ; te ihovare o Natua ; O ai teà ènana ? O Niko.

 

B) - Le macron [-] qui est matérialisé par une barre faisant la longueur de la voyelle longue sur laquelle il est appliqué : (à ā, ē, ī, ō, ū) ; il se nomme haatokoìa èo.

1)- Comme signalé plus haut, le macron ne s’applique pas à l’avant-dernière syllabe déjà naturellement longue. Il est donc employé uniquement pour marquer la longueur exceptionnelle des voyelles extérieures à cette avant-dernière syllabe.

Exemples :

 *- macron sur la dernière syllabe : he, haka ≠ hakatu ;

*- macron sur une autre syllabe :vini, mona, aomāàma, vokokina/vooìna, etc.

(Remarque : Dans les exemples de he et haka, on constate que le déplacement de la longueur vocalique sur la dernière syllabe fait disparaître l’allongement naturel de l’avant-dernière. Dans le cas des autres exemples, l’avant-dernière syllabe longue est maintenue en présence d’une autre syllabe longue.)

2)- Dans le cas des préfixes monosyllabiques contenant une consonne suivie d’une voyelle longue (kā, mā, pā, pī, tā, tī, etc.), cette dernière est toujours marquée d’un macron : tahi, heahea, pua, kavakava,mataìa/matatina, etc.

3) - Dans le cas de « īa », pronom personnel sujet et complément de la 3ème personne du singulier masculin et féminin, afin de le différencier de la conjonction temporelle « ia », de la préposition « ia » et du suffixe passif « ìa », l’Académie marquisienne applique toujours un macron sur le « ī ».

Exemple : Ia tukuìa ia īa te tara hou, ua pī Mahea i te koakoa.

 

C)- L’accent circonflexe [^] qui est une combinaison des deux signes précédents appliqués sur la voyelle (â, ê, î, ô, û). Il a pour but à la fois de la heurter et de l’allonger ; il déplace aussi l’accentuation sur cette voyelle : il se nomme uhiuhi.

Exemples : moû (et non : moù), keî (et non : keì), keâ, âtou, etc.

 

II - Les signes de ponctuation : te tau haatakipona o te èo ènana

[.]

Le point

Mau òa

[ ;]

Le point-virgule

Mau òa, mau iti

[,]

La virgule

Mau iti

[…] Trois points de suspension

Toù mau òa

[!] Le point d’exclamation

Mau mehea

[?] Le point d’interrogation

Mau ui

[ […] ]

Les crochets

Pāpua kūea

[ (…) ]

Les parenthèses

Pāpua kōhana

[«…»]

Les guillemets

Pāpua taa

[-]

Le trait d’union

Vaò haatūtahi

[-]

Le tiret

Vaò poto

[:]

Les deux points

Ùa mau òa

[é]

L’accent aigu

Tūnihi

[è]

L’accent grave

Tūkina

[ê] L’accent circonflexe

Uhiuhi

[ë]

Le tréma

Mau ùa toko

[ _ ]

La barre d’union

Vaò moe

[/]

La barre oblique

Vaò pāhaka

[ {…} ]

Les accolades

Pāpua hopu

 

 

Autres signes

[%] Pourcentage :

2%

E ùa pāheeìa

[≠] Différent de…

Mea kē i/ia…

[+] Plus

Haatūtaì

[-] Moins

Haaiti

[x]

Multiplié par

Haanui

[÷]

Divisé par…

Pāheeìa

[=]

Égal à…

Tūtahi

[<]

Plus grand que…

Nui/keî atu i/ia…

[>]

Plus petit que

Iti, momo mai i/ia…

 

 

Divers

[etc.]

Et cetera

Me te toeka/toena

[*] Astérisque

Mau hetū

[#] Dièse

Kōhoka 

[@] Arobase

Akāpoi

 

© Académie marquisienne, février 2020, Taiohaè, Nukuhiva

 

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